Le Conseil de sécurité de l’ONU a noté, que l’élimination de la menace posée par les groupes armés en RDC doit passer par une stratégie régionale !

À l'unanimité de ses membres, le Conseil de sécurité a adopté, ce matin, la résolution 2502 (2019 ), par laquelle il prorogue jusqu'au 20 décembre 2020, le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et, à " titre exceptionnel ", celui de sa brigade d'intervention. 


Dans la nouvelle résolution qui prolonge le mandat de la MONUSCO, il souligne que la solution à ces problèmes ne saurait pas être purement militaire. Ainsi, il demande au gouvernement congolais de nommer un coordonnateur principal chargé des questions de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR ) et d'élaborer une stratégie en la matière qui soit axée sur le retour des ex-combattants à une vie civile pacifique et notamment sur les besoins spécifiques des ex- combattants, femmes et hommes. 

Le Conseil de sécurité estime que les récentes activités diplomatiques engagées par les autorités congolaises sur le plan régional sont encourageantes. Ainsi, il se félicite que la RDC et ses voisins se soient de nouveau engagés à œuvrer de concert pour mettre fin à l’insécurité dans la région du Kivu et pour promouvoir un développement régional durable, « en gardant à l’esprit qu’il importe de s’attaquer aux causes profondes du conflit, notamment l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles, et de mettre un terme aux cycles récurrents de violence, comme indiqué dans l’Accord‑cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région ».

Réaffirmant les principes fondamentaux du maintien de la paix que sont le consentement des parties, l’impartialité et le non-recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou pour la défense du mandat, et conscient que le mandat de chaque mission de maintien de la paix est déterminé en fonction des besoins et de la situation du pays concerné,

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et de tous les États de la région, et soulignant que les principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale doivent être pleinement respectés.

Rappelant que c’est au Gouvernement de la République démocratique du Congo qu’il incombe au premier chef de protéger les civils se trouvant sur son territoire et relevant de sa juridiction, et notamment de les protéger des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre,
Notant que la République démocratique du Congo reste en proie à des cycles récurrents et nouveaux de conflits et de violence persistante perpétrée par des groupes armés étrangers et nationaux, qui exacerbent une crise profondément préoccupante en matière de sécurité, de situation humanitaire et de droits de la personne, ainsi qu’à la violence intercommunautaire et à la violence des milices dans certaines régions du pays.

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