Voici les salaires légaux de Bédié, Gbagbo et Soro.

Selon Jeune Afrique, les anciens Présidents de la République ont droit à 9 584 580 F CFA par mois, auxquels s’ajoutent 7 500 000 F CFA de frais de transport, carburant, électricité et téléphone. Les anciens présidents de l’Assemblée nationale doivent percevoir pour leur part 3 375 374 F CFA. Quand les anciens Premiers ministres revendiquent 6 250 648 F CFA.


Ainsi Henri Konan Bédié en sa qualité d’ancien chef de l’État et d’ex-président de l’Assemblée nationale, a droit à 23 835 328 F CFA. Quand Laurent Gbagbo a droit à 9 584 580 F avec les indemnités. Soro Kigbafori Guillaume de son côté doit percevoir 3 375 374 F CFA par mois en sa qualité d’ancien Premier ministre, 6 250 648 F CFA en sa qualité d’ancien Président de l’Assemblée nationale et 2 209 955 F CFA en tant que député de Ferkessédougou. Ce qui lui fait un total de 11 835 977 Fcfa par mois. Mais avec ses ennuis judiciaires, ce n’est pas sûr que le président de Générations et peuples solidaires perçoive tout ce pactole.

A en croire Jeune Afrique, dans une publication datant du 29 octobre 2019, Soro Guillaume a eu du mal à percevoir ses rentes viagères après sa rupture d’avec le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie pour la paix (RHDP).

" Guillaume Soro attend toujours le paiement d’une partie de ses rentes viagères. Selon des documents que JA a pu consulter, s’il touche bien 5 100 euros par mois en sa qualité d’ancien Premier ministre, l’ex-allié d’Alassane Ouattara passé dans l’opposition n’a pas perçu les six mois de salaire d’ancien président de l’Assemblée nationale qui lui étaient dus après sa démission forcée, en février", peut-on lire.

Selon l’hebdomadaire panafricain, Laurent Gbagbo également s’est plaint de ne pas avoir reçu les rentes auxquelles il avait droit.

" Laurent Gbagbo s’est lui aussi plaint de ne pas avoir reçu, depuis son arrestation, en avril 2011, les rentes auxquelles ont droit les anciens présidents ivoiriens ", révèle Jeune Afrique.

Henri Konan Bédié, en revanche, n’a pas connu cette situation. Toutefois, précise notre source, le Président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA)  "doit se passer de toutes les largesses supplémentaires qui lui étaient offertes par la présidence, depuis son divorce d’avec Alassane Ouattara, en août 2018 ".