(Images) Ravages du ‘’ Bombé ‘’ : Les cachots congolais bondés ! Les autorités perdent tout contrôle

Le phénomène ‘’ Bombé ‘’, cette drogue qui ravage la jeunesse congolaise et est devenu le pire cauchemar des autorités. Les opérations menées par le gouvernement pour freiner la consommation de cette substance nocive, a permis d’interpeler des milliers de vendeurs et de consommateurs.
Toutefois, un autre problème se pose : les conditions de détention des mis en cause, dans des prisons débordés de monde, de surplus, en cette période de pandémie.

Les cachots du Commissariat provincial de la ville de Kinshasa et leurs dépendances sont débordés par l’afflux des trafiquants et consommateurs de la drogue vulgairement baptisée « Bombé », laquelle a la particularité de laisser ces derniers dans un état de semi-inconscience et de somnolence pendant plusieurs heures.

Le surpeuplement a été singulièrement constaté après la dernière vague d’arrestations d’au moins quatre-vingts (80) personnes trouvées dans un état second à l’intérieur d’une parcelle située au quartier Kauka, dans la commune de Kalamu, laquelle est la propriété d’un certain « Kuata Maja », non autrement identifié.



Ces 80 nouveaux détenus se sont ajoutés aux 200 «Kuluna» interpellés dernièrement à Ngiri-Ngiri. Le précité, laisse-t-on entendre, est l’un des barons de « Bombe » dans capitale, où il entretenait, selon un rapport de la police, une quarantaine de succursales à travers pratiquement les 24 communes. Actuellement en fuite, il est activement recherché par les services spéciaux.

Des informations à prendre avec le maximum de réserve font état de l’explosion de la capacité d’accueil des cachots du Commissariat général de la ville de Kinshasa et ses dépendances. Face à cette situation, soutient-on, il aurait été décidé le relâchement de plusieurs d’entre eux, pour éviter des cas des morts des détenus par suffocation, mais aussi de contamination aux maladies telles que le Covid-19, la fièvre typhoïde, la tuberculose… sans oublier la famine.


Il semble que la piste de la prison centrale de Makala était envisagée par leur transfert mais les statistiques de cet établissement pénitentiaire signalent également le surpeuplement au sein des pavillons, au point que les autorités du ministère de la Justice sont occupées à examiner un mécanisme de leur désengorgement.

On aurait également réfléchi au transfert des consommateurs de « Bombé » vers des centres de rééducation du genre Luzumu ou Kaniama Kasese mais le mauvais état de santé de ces jeunes drogués fait également craindre le pire pour leur vie.

Un grand embarras se serait emparé de plusieurs galonnés de la police de Kinshasa, qui se trouvent pratiquement sans solution pour la garde à vue des consommateurs de « Bombé » et leurs fournisseurs, manifestement trop nombreux pour être placés en détention ou transférés vers l’unique prison pour civils de la place, à savoir Makala. En principaux, leurs dossiers auraient dû être confiés aux magistrats des parquets mais à ce niveau également, il se pose un problème de disponibilité dans les amigos.



Le moindre mal serait-il leur remise en liberté pure et simple ? Sur ce point, les avis divergent. D’aucuns pensent que pour éradiquer le fléau de « Bombé » dans les milieux des jeunes de Kinshasa, il faut absolument sanctionner, avec fermeté, les fournisseurs et leurs malheureux clients. Laisser-faire serait leur accorder une « prime spéciale », qui risque de saper la campagne d’assainissement mental de la capitale lancée par le gouvernement, à la demande du Chef de l’Etat en personne. D’où la nécessité, pour les ministères de la Justice et de l’Intérieur, d’étudier rapidement, les modalités de prise en charge logistique des narcotrafiquants et de leurs « disciples ».