Candidat des confessions religieuses :" Même si vous amenez le Saint Père ici, il y aura toujours ceux qui vont prendre la tangente" Émile Ngoy

 

L’Assemblée nationale avait accordé un délai “ultime” de 72 heures aux confessions religieuses de la République Démocratique du Congo afin de trouver le nom du président de la CENI.
Toutefois, elles ne sont toujours pas parvenues à s’accorder sur un nom.

Le délai donné par la chambre basse expire ce lundi 04 octobre à minuit, mais les divergences demeurent entre les 6 confessions religieuses et les deux autres (Catholique et Protestant) sur la désignation du prochain remplaçant de Corneille Nangaa pour l’organisation des élections en 2023.

Selon le Professeur Émile Ngoy, "je crois que nous perdons beaucoup de temps pour la désignation du président de l’équipe de la CENI. Ce n’est pas correct, quel que soit celui qui sera là, il travaillera pour le Congo et il est congolais. Je crois qu’on doit  dépasser des suspicions entre nous. Même si vous amenez le Saint Père, ici il y aura toujours, ceux, qui vont prendre la tangente. Nous devons devenir au fur et à mesure,  une société de consensus", a-t-il déclaré. Avant d’ajouter, "je  sais  que la question du président de la CENI fait penser dans l’esprit, que c’est lui, qui va déclarer le candidat vainqueur. Et donc comme c’est lui qui va le faire, il faut donc s’assurer  qu’il peut déclarer notre candidat présumé".

Le doyen  de la faculté d’Economie à l’Université de Kinshasa  a aussi indiqué,  " lorsque la nation vous choisit pour vous donner une telle responsabilité, vous n’appartenez plus à vous même, ni à votre famille, ni à votre clan, ni à votre région, vous appartenez à une cause qui est la République Démocratique du Congo", a-t-il expliqué avant de relever la responsabilité des parlementaires,  "je pense que les représentants du peuple qui sont au parlement pourront s’assumer aussi. Le chef de l’Etat ne pourrait être que l’ultime recours".