Fini l’époque des intouchables ? Les dessous du déguerpissement de Zoe Kabila

Après sa destitution, nouveau coup dur pour Zoe Kabila. Celui qui fut l’une des plus grosses pontes du pays, est devenu un citoyen ordinaire, dépourvu de tous ses privilèges.
Les raisons de la déchéance de tout un clan.

 

« Aucun juge ne le prend au téléphone », se moque un agent venu mettre ses effets dehors.

Depuis plusieurs semaines, le déguerpissement des occupants des maisons de l’Etat connaît un regain d’activité en République démocratique du Congo.

Dernière victime en date, le petit frère de l’ancien président de la RDC. Voici pourquoi. Après des décennies de tergiversations devant une spoliation notoire, massive et organisée, Félix Antoine Tshisekedi «ne veut plus composer avec ces verrues, sans les bouleverser par le moyen le plus fort: le déguerpissement», a justifié un proche du dossier.

Toutes les actions de fermeté, habilement annoncées et revendiquées par le Ministre de l’Urbanisme et Habitat, qui menaçait la semaine dernière de publier la liste de tous les spoliateurs, réintroduit dans le débat public la problématique des mécanismes de récupération des biens qui jusqu’au lendemain de l’Indépendance du Congo (1960), appartenaient indiscutablement à la puissance publique. Ils ont été à 80% frauduleusement extraits des registres du patrimoine de l’Etat.

Aux micros de Top Congo, Radio Okapi et RFI, Pius Muabilu, ministre en charge de la gestion des biens du domaine privé de l’Etat a expliqué ce mode opératoire de ce désastre : «Cet effritement est l’oeuvre de certains citoyens et, bien plus grave encore, de quelques autorités en complicité avec des agents de l’administration et du pouvoir judiciaire, qui ont dépossédé délibérément la nation congolaise de son patrimoine, et donc de sa richesse immobilière».