Massacres dans le Nord-Kivu : ‘’ Ce n’est pas en arrivant à Beni que la situation se réglera ! ‘’ Fatshi

Ce jeudi 29 avril 2021, le Chef de l’Etat Felix Tshisekedi était attendu à Beni, par les élèves de cette région qui sont en sitting depuis plusieurs jours.
En effet, les élèves de cette zone en proie aux tueries terroristes, avaient donné un ultimatum de 72 heures au Président, afin qu’il honore la promesse de paix qu’il leur avait faite.
Après avoir leur avoir faussé compagnie, le Président s’est adressé à eux, pour calmer les esprits, et les exhorter à la patience.

Attendu à Beni, le Président de la RD Congo était à Paris dans le cadre d’une rencontre avec Macron, en prélude du forum sur l’économie qui aura lieu au mois de Mai.
A son retour, il a tenu à s’adresser aux élèves, particulièrement à ceux de Beni, qui manifestent et dorment à la belle étoile depuis huit jours pour rencontrer Felix Tshisekedi.

“Je vous promets, chers enfants, en tant que père d’abord et ensuite Chef de l’État, que j’apporterai des solutions à vos problèmes”, a dit Félix Tshisekedi, répondant aux jeunes gens, principalement les élèves en sit-in depuis 8 jours à la mairie de Beni dans la province du Nord-Kivu, réclamant sa présence à cette région du pays en proie à l’insécurité.

“Veuillez regagner vos foyers et ne vous laissez surtout pas manipuler par les adultes qui ont un but politique. Je suis attristé par cette situation”, les exhorte-t-il, à l’issue d’un entretien avec le Président du Conseil Européen Charles Michel, arrivé en fin d’après-midi ce mercredi à Kinshasa pour une visite officielle de deux jours en RDC.

“Mais je ne crois pas que c’est en arrivant à Beni, comme ils le demandent et souhaitent maintient, que la situation se réglerait”.

Sans être physiquement sur le terrain, “ce que je suis en train de faire maintenant et que j’ai déjà annoncé, c’est le train de mesures radicales que nous allons prendre pour toutes ces régions en difficulté pour justement répondre à leur souhait. Je leur demande de ne pas rester exposés”.

Emportés par les émotions

“À propos de la MONUSCO, les jeunes gens sont emportés par les émotions. Je suppose qu’il y a, quelque part, la manipulation des adultes”, constate le Chef de l’État.

Alors que les manifestations anti-MONUSCO se multiplient dans plusieurs régions de l’Est du pays, le président de la République rappelle que “la MONUSCO est venue en partenaire en RDC pour nous aider à éradiquer la violence, à stabiliser le pays et surtout à protéger la population”.

Sensible, “je peux comprendre cette expression de colère, de ras-le-bol, vis-à-vis des violences qui se font, mais ce n’est pas la MONUSCO qui en est responsable. Cette violence est aveugle, lâche et sournoise. Ce n’est pas la MONUSCO qui la suscite. La MONUSCO est venue pour nous soutenir dans les efforts que nous fournissons”.