Vers l’annulation des élections de 2023 : Voici les derniers évènements qui mettent en péril le scrutin présidentiel !

 

Avec la proposition de loi sur la « Congolité », le projet de recensement pour remettre à jour le fichier électoral, les procédures judiciaires contre des hommes politiques (Vital Kamerhe, Matata Ponyo), l’opinion publique s’inquiète pour le respect du calendrier des élections générales en RDC. 

Tous les signaux sont rouges, et le régime de Tshisekedi avoue même que l’échéance sera conditionnée par le recensement général de la population congolaise.

Dans une déclaration faite ce mardi, le G13 constate qu’une année après le lancement de son appel du 11 juillet 2020, et de son initiative de recherche du consensus auprès des forces politiques et sociales, la situation générale demeure préoccupante, au vu des conditions socio-politiques et économiques prévalant dans le pays.

Dans cette déclaration, le G13 estime que sur le plan politique, à 844 jours du délai constitutionnel pour la convocation des scrutins de 2023, l’option levée par le Gouvernement tendant à conditionner la tenue des élections au recensement de la population relève manifestement des calculs politiques trop osés, qui participent de l’orchestration des scrutins, pour la tenue desquels les institutions publiques se déresponsabilisent désormais publiquement.

À en croire le G13, les initiateurs d’une telle approche défient le bon sens et s’interdisent expressément de tirer les leçons du passé récent que personne ne voudrait rééditer.

Raison pour laquelle, Bienvenu Matumo, de la Lucha, rappelle les valeurs défendues par le président de la République avant son arrivée au pouvoir : « Le président de la République est issu d’un mouvement de gauche, d’un mouvement qui défend des valeurs sociales, qui appartient à l’Internationale socialiste. »

Respecter les valeurs qu'il a défendues

Il appelle le chef de l'État Félix Tshisekedi à respecter les valeurs qu'il défendait quand il était opposant : « Il ne doit pas mettre en place des mesures qui écartent les candidats, des mesures qui politisent la Ceni, des mesures qui piègent le processus. Il doit rassurer tout le monde. Il doit mettre un processus inclusif. Il doit jouer ce rôle, en tant que garant de la nation, pour que tout citoyen se sente à l’aise dans le processus, que tous les acteurs aient confiance dans le processus. [...] Aucun glissement ne sera toléré. »