Officiel ! Congo hold up : Le Ministre de la justice donne l’injonction au Parquet pour des d’enquêtes et poursuites contre Kabila

La fuite de millions de documents et transactions bancaires à la BGFIBank a permet de découvrir la face cachée de l’un des plus gros scandales financiers de la République démocratique du Congo : les 43 millions de dollars d’argent public versés à Egal, une société d’importation de viandes et de poissons liée au premier cercle de l’ancien président Joseph Kabila.
Face à l’éclatement de ce scandale, le gouvernement congolais a ordonné le lancement des poursuites judiciaires à l’encontre de l’ex-président de la RD Congo.

Le Ministre de la communication a affirmé hier lundi 22 novembre 2021 que le Gouvernement de la République ne peut pas rester insensible face à de telles allégations. À en croire, la justice se saisira incessamment du dossier et les concernés seront invités pour présenter leurs moyens de défense.

« La ministre de la Justice a écrit au Parquet, le 20 novembre dernier, où il a donné injonction aux fins d’enquêtes et des poursuites. Nous ne pouvons pas comme gouvernement rester insensibles à des telles allégations. Le moment venu, la justice se saisira du dossier et les personnes concernées seront invitées pour donner leurs éléments », a-t-il déclaré.

Patrick Muyaya a saisi cette occasion pour rappeler que la lutte contre la corruption est un pilier important de la stratégie du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et de son gouvernement de la République dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde.

« Les professionnels des médias ont étudié des dossiers qui étaient connus et ont donné des éléments. Ce que ces journalistes qui ont mis ces éléments d’information sur la place publique souhaitent est que la justice puisse se saisir du dossier et faire la lumière. D’abord sur le dossier de BGFI Bank, il existe un dossier judiciaire ouvert au parquet depuis le mois de mai ou avril », a-t-il indiqué.

Le porte-parole du gouvernement a, par ailleurs, révélé à la presse qu’au cours des discussions ouvertes entre la Banque Centrale du Congo, l’IGF et la BGFI Bank, cette dernière a reconnu les faits et s’est engagée à rembourser la somme de près de 43 millions USD.

« Des faits ont été reconnus. Des faits qui se produisent depuis deux ans. Ils l’ont reconnu. Il y a un accord. Aujourd’hui, la BGFI Bank s’est engagée à rembourser la somme près de 43 millions USD qui a été utilisée », déclaré Patrick Muyaya.

Cette séance de briefing organisée par le ministère de la Communication et Médias à l’intention des professionnels des médias avait pour principal sujet, l’organisation, du 24 au 25 novembre prochain, du Forum international sur la transition énergétique.

Selon Julien Paluku, ministre de l’Industrie, ce « DRC – Africa Business forum » vise, entre autre, à attirer les investissements afin d’installer en RDC des industries de production des batteries et véhicules électriques.

Organisé en partenariat avec la Commission Économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA), ce forum portera sur le thème : « Développer une chaîne de valeur régionale autour de l’industrie des batteries et un marché des véhicules électriques et des énergies propres ».

Dans l’entretien qu’il nous accordé, les propos du patron de l’IGF sur les « mafieux » étaient d’autant plus durs qu’il a cité les dignitaires les plus puissants du régime Kabila, parmi lesquels : l’ancien gouverneur de la Banque centrale, Deogratias Mutombo, le président de l’entreprise minière publique Gécamines, Albert Yuma, ou encore le frère adoptif de Kabila, Francis Selemani, qui a dirigé la banque BGFI RDC jusqu’en 2018.