Convoqué à Paris, Guillaume Soro refuse de comparaître et fait une révélation de taille.

Michel Gbagbo avait déposé une plainte, en juin 2012, devant la justice française contre Guillaume Soro et dix anciens comzones (Commandants de zones) pour " enlèvement, séquestration, traitement inhumain et dégradant ". C'est dans cette logique que la juge française, Kheris Sabine, a convoqué, hier, l'ancien Président de l'Assemblée nationale qui se trouve actuellement en exil dans l'hexagone.  


Jugeant cette convocation illégale, les avocats de l'ancien président de l'Assemblée nationale de la Côte d'Ivoire n'ont pas tardé à réagir.


" Nous déposons une requête en nullité dans l'intérêt de Soro Guillaume contre cette procédure menée à charge et au mépris des règles d'immunité issues de la coutume internationale " a souligné Me Robin Binsard membre du Collectif des avocats de Soro qui a rappelé que l' analyse du collectif des avocats est ' aussi celle du Procureur de la République et de la Cour de cassation ".

En outre, Guillaume Soro n'a pas manqué d'exprimer son indignation. " Pourquoi mon petit doigt me dit qu'il y'a une fumée politique et une collusion entre Abidjan et Paris dans ce traquenard judiciaire ? " , s'est-il interrogé. " Je vous le dis mon petit doigt se trompe rarement ", a-t-il confié. 


Actuellement en exil en Europe, Soro voit derrière cette autre convocation une main politique d'Abidjan. Il conclut en ces termes: " N'arrive à l'homme que ce que Dieu permet. Merci à mon conseil d'avocats ".